Pourquoi la Belgique est un vrai outsider?

Présentée comme le nouvel outsider de la compétition, l’équipe de Belgique ne fait pas pour autant l’unanimité. En cause son manque d’expérience en phase finale d’une compétition internationale. Il est vrai que l’on a pas revu les Diables Rouges en Coupe du monde depuis 2002 et sa dernière participation au Mondial 1998 avait largement déçue, comme son Euro à domicile. Néanmoins depuis le revers de la campagne qualificative de 2012, les belges ont plus d’expérience et sont pour la plupart installés dans de grandes écuries européennes. Alors pourquoi considérer cet empilage de talents comme un vrai outsider pour ce Mondial? La réponse en quelques points.

Belgique

Un Onze type
dans les plus gros clubs européens

Qu’on se le dise, la Belgique version 2014 c’est avant tout une génération dorée. Ce n’est pas pour rien que le pays des frites se retrouve dans le top 10 du classement Fifa. Une revue d’effectif nous permet de comprendre pourquoi il ne faut pas prendre ces belges à la légère. Tout d’abord, Thibaut Courtois. Le Blues est contraint de s’exiler depuis 3 ans à Madrid pour avoir du temps de jeu. Bien lui en a pris car il a obtenu une vraie notoriété, avec en prime une Liga et une finale de Ligue des Champions. Devant lui, il a un sentinelle, et le capitaine de la sélection, Vincent Kompany. Citizen depuis 2008, il est indispensable à Manchester, en témoigne le fait qu’il soit toujours dans l’effectif, alors que le club mancunien est connu pour ses arrivées massives à chaque mercato. Après c’est un peu moins glorieux je l’admets. Vermaelen joue certes à Arsenal, et ses deux compères Vertonghen et Alderweireld respectivement à Tottenham et à l’Atlético, mais le trio défensif peine à confirmer les espoirs placés en eux en club. Le Gunner est plombé par les blessures, tandis que le madrilène manque de temps de jeu et que Vertonghen est autant abandonné par ses coéquipiers que Lloris. S’ajoute à cela le fait que ça soit deux défenseurs centraux qui occupent les ailes de la défense.

Heureusement le Onze type est beaucoup plus convaincant au milieu de terrain. Marouane Fellaini a certes perdu de son tranchant cette saison à Old Trafford mais on parle d’une touffe qui a été l’un des meilleurs milieux de Premier League ces dernières saisons. Si cela ne vous convainc toujours pas, les deux milieux complets de la sélection sont plus une certitude. Dembelé a été l’élément central des Spurs cette saison, malgré la ribambelle de milieu du côté de White Hart Lane. Quand à Witsel, on le pensait perdu en Russie mais il réussit , avec Lombaert, à émerger d’un Zénith en quête de reconnaissance au niveau continental. Comme son compère Hulk, on conseille à l’ancien pensionnaire de Benfica de se barrer des pro-blancs du Zénith pour faire partager ses talents dans un top club européen.

La ligne offensive a perdu son Benteke, mais ça reste tout de même attrayant pour une sélection nationale. Alors certes au début vous voyez Kévin Mirallas, et là on voit un léger sourire se formé sur votre visage. Et vous auriez sans doute raison si ce joueur là était la pâle animation offensive du LOSC. Mais ce n’est plus le cas. Après une cure au Pirée, Mirallas à signer à Everton et l’ailier belge a pleinement aidé son club à décrocher une qualification européenne. On passe aux choses sérieuses sur l’aile gauche avec God Eden Hazard. On ne présente plus le bonhomme, grandiose avec Chelsea depuis deux saisons malgré le jeu défensif des Blues. En pointe, nous avons mister Romelu Lukaku. Le plus jeune meilleur buteur du championnat belge n’est plus en odeur de sainteté du côté de Stamford Bridge mais deux prêts successifs en Premier League ont permis de confirmer que le bonhomme n’était pas un Freddy Adu.

Une équipe expérimentée
au niveau international

Après cet empilage de noms et de grands clubs européens, place aux choses sérieuses. Alors certes, cette équipe de golden boys n’a jamais joué une grosse compétition internationale de renom. Mais c’est sans doute le cas de nombreux joueurs de nombreuses sélections outsiders (France, Angleterre, Brésil …).

En revanche les Diables rouges qui composent le Onze type ne sont pas des arrivistes en sélection. Sur les 11 joueurs que nous vous avons cité précédemment, on totalise une moyenne de 44 sélections. Depuis les éliminatoires de l’Euro 2012, l’équipe se connait et joue ensemble. C’est sans doute ce qui lui a permis de se sortir d’un groupe homogène lors des qualifications comprenant cette fois-ci la Croatie de Modric, la Serbie d’Ivanovic ou le Pays de Galles de Bale. Point noir sur le tableau, l’absence sans doute d’un véritable buteur dans cette sélection. Si c’est un défaut pour certains nous voyons plus cela comme un gage de collectif. C’est De Bruyne qui a terminé meilleur buteur de la campagne qualificative avec 4 buts et derrière lui on compte 5 diables avec 2 buts inscrits. Preuve que cette équipe n’est pas un Portugal ultra dépendante d’un Cristiano. Pas de Hazardépendance. On irait pas jusqu’à les comparer à l’Allemagne mais c’est sans doute ce puissant collectif qui fait de la Belgique un candidat sérieux. Et avec un animateur comme Hazard, un métronome comme Witsel et le mur Courtois et Kompany, elle peut se sortir de situations compliquées.

Un banc composé
de joueurs de luxe

Avec une compétition longue d’un mois, il vaut mieux avoir un banc costaud pour parer à toute éventuelle déconvenue. Nous n’avons pas ici un banc espagnol, qui peut se permettre de changer de 11 quand elle veut. Néanmoins le banc belge n’est pas ridicule pour le peu qu’on s’y intéresse. Dans les cages, derrière Courtois, il n’y a autre que le gardien titulaire de Liverpool Sébastien Mignolet. Alors certes le bonhomme a fait quelques bourdes dont YouTube se souvient encore, mais sans lui pas sûr que les Reds auraient tutoyé les sommets de la Premier League. En défense (centrale) on compte le meilleur joueur étranger du championnat russe 2011-2012 avec Nicolas Lombaerts. Pour suppléer Vermaelen et Cie, l’ancien capitaine Van Buyten ne sera pas de trop avec son jeu de tête costaud sur corner.

Au milieu de terrain, c’est un peu moins « luxueux » avec Steven Defour. L’ancien crack du Standard est en perdition du côté de Porto. Néanmoins la renaissance de Kévin De Bruyne à Brême et en sélection feront du bien au collectif moules-frite. Nacer Chadli sera lui aussi un apport offensif de poids, après une saison plutôt réussi grâce à une régularité beaucoup plus intéressante qu’un Erik Lamela.

Sur le front de l’attaque, pas de stars, mais certainement des futurs grands noms. Dries Mertens tout d’abord.  Passé de remplaçant sur le banc napolitain, à titulaire décisif, l’ancien du PSV a notamment débloqué la situation en fin de match contre la Tunisie il y a deux semaines. Januzaj et Origi sont les espoirs qui ont la côte en Belgique, surtout le mancunien qui a finalement préféré la bière aux sirènes d’Albanie. Des remplaçants titulaires chez le 3ème de Série A ou à Manchester United, ce n’est pas donné à tout le monde, même pas à l’Equipe de France.

Parce que Stromae


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