Les hommes clés de ce début de Mondial

Avant d’embarquer pour une seconde série de matchs couperets dans cette phase de groupe, retour sur ces joueurs qui ont démontré que l’on devrait compter sur eux pour ce Mondial 2014. Neymar, Robben, Benzema, Müller… la liste est longue. Mais il y a aussi les autres anonymes, qu’on a peu vu mais qui ont permis de réaliser belles surprises pour leur sélection.

Groupe A
NeymarGiovanni Dos SantosMemo Ochoa


Neymar

L’homme du match d’ouverture c’était lui. Neymar. Celui qui provoque les décalages, celui qui change de rythme et celui qui égalise après le csc de Marcelo. La pression autour de son statut ne semble pas prendre sur le mental du barcelonais. Hier soir, il a encore été au niveau mais toute son équipe semblait comme contre la Croatie. En panne d’inspiration. Et surtout en manque de réussite face à un Ochoa en état de grâce. Quatre parades de grande classe, et voilà le Mexique revenu à un niveau auquel on l’attendait. Le premier match des aztèques contre le Cameroun a vu en revanche Dos Santos flamber dans la défense des Lions. Deux buts refusés mais qui semblent valides et une coup de rein, qui permet à son compère Peralta de donner à El Tri une précieuse victoire dans la course aux huitièmes de finale.

Groupe B
Robben Van PersieDaley BlindAlexis SanchezTim Cahill


Van Persie

Bien malin était celui qui avait prédit la déroute espagnole face à l’armada Oranje. Si la prestation de la Roja était un accident, la violence de la claque infligée aux espagnols est tout de même à mettre sur le compte des néerlandais. Robben Van Persie pour commencer. Le duo de top players des Pays-Bas a été un régal, que cela soit par un coup de génie (la tête de RVP) ou l’aisance technique du bavarois. Si ils maintiennent leur forme, la côte des Oranjes va certainement remonter. N’oublions pas de noter la performance du méconnu Daley Blind, auteur des deux premières passes décisives. Dans l’autre match à moindre enjeu, le Chili a parfaitement débuter son mondial grâce à son génial lutin Alexis Sanchez. Auteur du premier but, et présent dans les deux autres réalisations chiliennes, c’est sans aucun doute l’homme fort de la Roja des Andes. Côté australien, on retient Tim Cahill comme homme clé. Le vétéran Soccerros ne permettra pas à l’Australie d’atteindre le second tour, mais c’est grâce à son but que son équipe a repris espoir et ne s’est pas pris une humiliation face à de redoutables sud-américains.

Groupe C
James RodriguezTeofilo Gutierrez
Serge AurierKeisuke Honda


Colombie

Ils étaient attendus au tournant les Cafeteros avec l’absence de leur tigre Falcao. Face au mur grec, les colombiens ont répondu présent. En particulier James Rodriguez, la seconde star de l’effectif.  Auteur du 3ème but et impliqué dans les deux premiers, il sera l’homme en forme de la Tricolor. La Colombie pourra aussi compter sur le remplaçant de Falcao, Teofilo Gutierrez, auteur d’un deuxième but salvateur contre l’imprévisible Grèce. Dans l’autre match, on retient d’abord le magnifique but de Keisuke Honda. Certainement pas un excellent match, mais c’est de lui que viendra le salut du Japon. Car après ce but, la Côte d’Ivoire a poussé et montré un visage offensif séduisant. Les Elephants devront d’ailleurs s’appuyer sur Serge Aurier. C’est de lui que vienne les deux passes décisives, donnant la victoire à son équipe. Assurément le latéral révélation de ce Mondial.

Groupe D
James Campbell – Cristian Bolanos
Antonio Candreva – Raheem Sterling


Costa Rica

Personne ne voyait le Costa Rica sortir de ce groupe de la mort avec 3 points. Et pourtant dès le premier match, ils sont premiers du groupe. Alors certes la prestation de l’Uruguay a été dégueulasse, loin du niveau d’un favori d la compétition, mais les Ticos ont montré qu’ils étaient venus au Brésil en mort de faim. Campbell, à la fois buteur et passeur, a été un danger permanent dans la faible défense uruguayenne. Quand à Bolanos, son coup de patte a été un danger permanent. Performance d’un jour ou joueurs sous estimés? Les prochains matchs nous en diront plus. A Manaus en revanche, les joueurs ont souffert. L’Angleterre a été la plus dangereuse mais c’est l’Italie qui a été la plus réaliste. Elle peut remercier en particulier Candreva, l’italien le plus en jambe et celui qui a crée le décalage pour centrer sur la tête de Super Mario et donner la victoire à la Squadra. Les Three Lions ont été plus brouillons, même si Sturridge et Rooney ont montré des signes encourageants. Néanmoins c’est bien du Reds Raheem Sterling qu’est venu l’accélération permettant de perturber toute une défense transalpine.

Groupe E
Karim Benzema – Admir Mehmedi


Benzema

Les deux favoris du groupe ont eu des matchs compliqués face à des formations américaines agressives. Les petits suisses ont eu tout les malheurs du monde à venir à bout de l’Equateur. Si Ricardo Rodriguez est l’auteur des deux passes décisives, et le duo Behrami-Inler a été rassurant, c’est bien l’entrée d’Admir Mehmedi qui a tout changé. Auteur de l’égalisation, il a ensuite bouger la défense sud américaine au point de l’user. Mais c’est bien Seferovic qui a libéré le peuple helvète. Du côté des Bleus, ce fut une première mi-temps compliqué contre le verrou hondurien. L’étincelle est venu d’un pénalty à la suite d’un coup de pied arrêté de Mathieu Valbuena. C’est d’ailleurs lui qui tire l’autre coup de pied arrêté amenant le troisième but. Mais l’homme clé du match est sans doute Karim Benzema. Buteur décisif contre le Honduras, c’est de lui que vient cette reprise de volée sur le deuxième but ainsi qu’une frappe sous la barre pour donner 3 buts d’avance à la France. Les Bleus ont retrouvé leur buteur.

Groupe F
Léo Messi


Messi

Pauvre. C’est par ce mot que se résume le jeu proposé par les quatre équipes du groupe. Peu d’hommes clés dans les deux confrontations. Le collectif iranien a éteint des Eagles timides. Seul Enyema a tiré son épingle du jeu en sauvant le Nigéria de la correctionnelle. Côté argentin, c’est grâce à un but contre leur camp des bosniens qu’ils ont pu gérer leur match. Jamais vraiment dangereux, c’est un exploit de Messi qui a permis à l’Albiceleste de respirer. Mais là encore la Bosnie avait de la place pour arracher le nul. Dommage que Dzeko ou Pjanic n’aient rien montré.

Groupe G
Thomas Müller – Clint Dempsey – Jon Brooks


Muller

C’est souvent le cas depuis 2002, les allemands ont l’habitude de débuter chaque coupe du monde par un festival offensif. Mais ici ce n’était pas contre n’importe qui, mais contre la 4ème nation au classement FIFA, le Portugal de Cristiano Ronaldo. Si la Manschafft a été énorme, c’est Thomas Müller qui a proposé la prestation la plus séduisante, proposant un hat trick d’entrée. Et le pire c’est que l’Allemagne n’a pas semblé s’épuiser pour arriver à une telle correction. Dans l’autre rencontre, le Ghana a montré sa fébrilité défensive et son inefficacité offensive. En revanche les ricains ont joué sans complexe dans un groupe qui les voyait trop vite éliminé. Le capitaine Clint Dempsey sera l’homme à suivre puisqu’il a inscrit le but le plus rapide de la compétition. Après l’égalisation d’Ayew, c’est cette fois de la jeunesse qu’est venu le salut des Yankees. Un coup de tête du remplaçant espoir Brooks permet aux USA de prendre les 3 points et de faire perdurer l’American Dream.

Groupe H
Dries Mertens – Marouane Fellaini – Alexander Kerzhakov


Mertens

Coach Vahid a presque réussi son pari d’éteindre le feu des Diables Rouges. Cela a duré une mi-temps, avant que Wilmots utilise les ressources de son banc de luxe. Coaching gagnant. Origi a transpercé la défense des Fennecs, tout comme Mertens, bien qu’il ait été beaucoup plus dangereux et l’auteur du second but libérateur. On aurait pu aussi donner comme nom celui d’Eden Hazard, mais on attend de voir des prestations encore plus séduisantes de sa part et il a buter sur la défense algérienne en première mi-temps. Quand à la grande touffe Marouane Fellaini, il a montré que son impact physique pouvait faire des dégâts ainsi que son jeu de tête. Dans le second match et dernier de ce Tour 1 de la phase de groupe, c’est bien Kerzhakov, l’homme qui pourra qualifier les russkofs et faire plaisir à Poutine. Trois minutes après son entrée en jeu, c’est lui qui permet à l’équipe de Capello d’égaliser. Coaching gagnant. Ou pas. Avec un tel joueur d’une si grande expérience, le coach italien ferait bien de le titulariser si il veut s’éviter de mauvaises surprises.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s