James Rodriguez donne rendez-vous à Neymar

Les demi-finales de la Copa America ont rendu leur verdict, le Brésil et la Colombie s’affronteront en quarts pour être le dernier représentant de l’Amérique du Sud dans le dernier carré. Si la Seleçao a été poussive, c’est tout l’inverse de la Tricolor, séduisante contre la Celeste et qui n’a jamais été inquiétée par des uruguayens privés du mordant Luis Suarez. Pour que le Brésil rêve un peu plus, il faudra présenter un autre visage face à la bande de James Rodriguez. Retour sur les enseignements des deux huitièmes de finale AmSud.

C’était donc au pays organisateur d’ouvrir le bal des huitièmes de finale. Un match forcément sous haute tension une fois que l’on a entendu les deux équipes faire vibrer le stade à capela avec leurs hymnes. Si le Brésil s’est jeté à corps perdu dans la bataille, on ne peut pas dire que cela est particulièrement fonctionné sur la durée. Des actions beaucoup trop hachées pour inquiéter le mur Bravo. D’ailleurs le but des cariocas n’est venu que d’un coup de pied arrêté, et c’est d’ailleurs après la tête de David Luiz que les brésiliens ont semblé émousser. Alexis Sanchez a une nouvelle fois montré que la défense sexy de Felipao était loin d’être fringante. Une touche défensive, un contrôlé raté de Hulk, un mauvais marquage et hop, c’est une nouvelle inquiétude pour la charnière David Luiz-Thiago Silva. Ensuite on a assisté à des phases offensives brésiliennes, qui ont eu le mérite de faire briller Claudio Bravo, et des contres tout feu, tout flamme de la Roja des Andes. Mais là encore le danger est toujours venu de Neymar, la seule arme offensive à sortir du lot. On a que peu trop vu Oscar et Hulk n’a plus rien de l’Avenger que tout le monde voulait s’arracher à Porto.

Néanmoins les hommes de Scolari se sont procurés bon nombre d’occasion mais ont été soit trop maladroits, soit tombés face à un Bravo des grands soirs. (6 tirs cadrés sur 23.) On rappelle quand même que le loustic va probablement cirer le banc du Nou Camp l’an prochain. Du côté chilien, malgré un collectif séduisant, les partenaires de Vidal n’ont que trop peu inquiété mister Julio César. Ils ont surtout profité des temps faibles brésiliens pour se montrer, et cela a souvent été payant. Avec 2 tirs cadrés pour 13 tentés, le salut du Chili n’aurait pu venir que d’un contre, ou de la frappe de Pinilla, si cette dernière n’avait pas été sorti par la barre de César. Ensuite Julio César a démontré que les grands gardiens répondaient présents lors des moments importants, et que les chiliens auraient du plus réviser leurs séances de pénalties.

Cesar-Bresil-Chili

Dans le quart de finale qui les opposera aux Cafeteros, on va probablement encore plus être mort d’inquiétude pour les brasileo. Tout d’abord la Colombie a un gardien qui affiche un niveau aussi impressionnant que Claudio Bravo durant cette Coupe du monde. Ca doit devenir une habitude que les grands gardiens de ce Mondial jouent dans des défenses en bois de Ligue 1. Ospina à Nice, Ochoa à Ajaccio… Ensuite la charnière centrale est composée de défenseurs de métier, c’est d’ailleurs avec la doublette Yepes-Zapata que les colombiens ont affiché la meilleur défense en phase de qualifs. (13 buts en 16 rencontres.) Durant ce Mondial, Ospina n’a cédé que deux fois, devant des exploits de Gervinho et de la doublette Honda-Okazaki. Julio César lui remercie encore Marcelo. Côté offensif, comparé au Chili, la Colombie a sans doute un avantage technique. Il n’y a qu’à avoir le match de ce soir: Cuadrado, Rodriguez ou même Zuniga ont enfumé les joueurs de l’Uruguay. Après, il a suffit d’un éclair de génie de James et une action collective somptueuse pour que la Tricolor mette à terre la Céleste. C’est peut être ça qui fera la différence vendredi prochain, le collectif.

Car si le premier tour a démontré que le Brésil était dépendant de son génie Neymar, il a aussi prouvé que la Colombie ne se résumait pas Falcao. James Rodriguez a peut-être été le meilleur joueur de la phase de groupe, mais même en essayant d’éteindre la hype cafeteros, Cuadrado, Guiterrez, Armero ou même Zuniga peuvent être dangereux. Alors que du côté brésilien, hormis le barcelonais, on ne voit personne. Ca sera une nouvelle fois à Neymar de porter la Selecao, pour survivre au piège colombien, et atteindre une demi-finale tant espérée.

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